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Expertise Cloud

Azure pour une PME : de l'infrastructure, distincte de Microsoft 365

Utiliser Microsoft 365 ne signifie pas exploiter Azure. Nous expliquons ce que vous achetez en ouvrant un abonnement d'infrastructure, les cas où il remplace utilement un serveur local, et ceux où un hyperviseur bien tenu reste préférable.

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Machines virtuelles et réseau privé dans un abonnement Azure

« Nous sommes déjà sur Azure. » Nous entendons cette phrase presque chaque mois chez des PME du Bassin Genevois, et dans neuf cas sur dix elle signifie autre chose : l'entreprise utilise Microsoft 365 pour ses mails, ses documents et ses réunions. C'est un abonnement à des logiciels et à des services exploités par Microsoft, pas une infrastructure qui vous appartient. Un cabinet de Saint-Julien-en-Genevois nous l'a confirmé de la façon la plus concrète : convaincu que « tout était dans le cloud », il découvrait qu'un serveur de fichiers de 2016 tournait toujours dans un placard, sans sauvegarde vérifiée depuis des mois.

La distinction mérite d'être posée nettement, parce qu'elle change les décisions. Microsoft 365 est une suite de services prêts à l'emploi, dont le contenu et les niveaux d'abonnement sont détaillés dans notre article sur ce que la suite contient vraiment. Entra ID est l'annuaire d'identités qui authentifie vos utilisateurs, décrit dans notre article sur l'annuaire derrière Microsoft 365. Azure, lui, est le catalogue d'infrastructure de Microsoft : des machines virtuelles, des réseaux privés, du stockage, des bases de données et des services managés, dans un abonnement à votre nom, facturé à l'usage. Les trois se parlent, mais ils ne se remplacent pas.

Ce que vous achetez réellement en ouvrant un abonnement Azure

Vous achetez de la capacité, pas un service fini. Une machine virtuelle Azure est un serveur dont vous restez responsable au dessus de l'hyperviseur : le système, les correctifs, les comptes d'administration, les applications et les sauvegardes vous appartiennent. Microsoft garantit le socle matériel et la disponibilité de la plateforme, rien de plus. Cette responsabilité partagée surprend souvent les dirigeants qui pensaient déléguer l'ensemble en changeant de lieu d'hébergement.

Vous achetez aussi une structure de coût différente de celle d'un serveur acheté. Il n'y a plus d'investissement initial ni d'amortissement, mais une dépense mensuelle qui suit ce que vous laissez allumé. Cette dépense monte discrètement dès que personne ne fait le ménage : un disque conservé après la suppression d'une machine, une sauvegarde dont la durée de conservation a été fixée sans réflexion, une machine de test allumée depuis le printemps. Nous expliquons comment reprendre la main sur cette dérive dans notre article sur la facture cloud qui augmente.

Les cas où Azure devient le choix logique pour une PME

Le cas le plus fréquent dans nos dossiers est le remplacement d'un serveur local vieillissant. Le matériel arrive en fin de garantie, le local n'est pas climatisé, l'onduleur a huit ans, et l'entreprise n'a pas envie de réinvestir dans une machine physique. Déplacer ce serveur vers une machine virtuelle Azure conserve l'application telle quelle et supprime le risque matériel. Ce choix se pèse cependant avec sa contrepartie, que nous détaillons dans notre article comparant le déplacement à l'identique et la refonte : une machine déplacée sans être revue reste une machine à administrer, et son coût mensuel ne diminue jamais tout seul.

Le deuxième cas est celui d'une application accessible depuis plusieurs sites ou en télétravail, quand la connexion du bureau devient le point faible. Héberger l'application dans un centre de données et y accéder par un tunnel chiffré donne un résultat plus stable qu'un serveur au bout d'une ligne d'entreprise, sujet que nous développons dans notre article sur le VPN d'entreprise.

Le troisième cas est celui d'une contrainte de continuité écrite : vous devez pouvoir redémarrer votre système ailleurs dans un délai donné. Construire ce dispositif sur du matériel dupliqué coûte cher, alors qu'une plateforme cloud permet de ne payer la capacité de secours qu'au moment où elle sert.

À l'inverse, Azure ne se justifie pas pour une entreprise de six postes qui partage des fichiers sur un NAS et dont le site vitrine est hébergé chez un professionnel. Un hyperviseur bien tenu et correctement sauvegardé reste souvent la solution la plus lisible et la moins chère, comme nous l'expliquons dans notre article sur le serveur de la PME. Le cloud d'infrastructure n'est pas une étape obligatoire de la maturité d'une entreprise.

Machines virtuelles, réseau et sauvegardes dans un abonnement Azure
Machines virtuelles, réseau et sauvegardes dans un abonnement Azure

La fondation que nous posons avant de déplacer une seule machine

L'abonnement est ouvert au nom de l'entreprise, avec un moyen de paiement professionnel et une adresse de facturation qui ne dépend pas d'une personne. Nous organisons ensuite les ressources en groupes correspondant à vos environnements, afin qu'un inventaire reste lisible dans deux ans et qu'une suppression ne parte pas au hasard.

Les droits d'administration sont attribués à des comptes nominatifs dans Entra ID, avec une double authentification, et non à un compte administrateur partagé dont le mot de passe circule dans un fichier. Nous distinguons les personnes qui peuvent lire, celles qui peuvent modifier et celles qui peuvent supprimer ou changer la facturation.

Le réseau est fermé par défaut. Aucun accès en bureau à distance n'est publié directement sur Internet : l'administration passe par un point d'entrée contrôlé, et les règles de filtrage sont écrites et relues. C'est la mesure la plus simple pour éviter la porte d'entrée la plus utilisée dans les attaques que nous constatons.

Les sauvegardes sont stockées hors de la portée d'un compte d'administration compromis, avec une durée de conservation décidée en fonction de votre activité et non laissée par défaut. Nous testons une restauration réelle avant de considérer la sauvegarde comme fonctionnelle. Enfin, chaque ressource porte des étiquettes de coût par projet et par environnement, et une alerte de budget est active dès le premier mois.

Un mot sur la protection des postes, car la confusion est courante : Microsoft propose des services de sécurité dans Azure, utiles pour surveiller l'infrastructure. Sur les postes de travail de nos clients, nous continuons de déployer la solution de détection déjà intégrée à nos contrats d'infogérance, à partir de 120 HT / mois. Empiler deux agents de détection sur la même machine dégrade les performances et rend les alertes illisibles.

Notre déroulé de migration vers Azure

Le cadrage dure généralement une journée : nous listons les applications, les volumes, les utilisateurs, les contraintes écrites de localisation et les exigences de reprise. Nous vérifions la disponibilité de la région et des services envisagés au moment du projet, car tous les services ne sont pas ouverts dans toutes les régions et les catalogues changent. Si une exigence contractuelle porte sur la localisation des données, nous demandons qu'elle soit écrite, et nous vous orientons vers un conseil spécialisé pour sa qualification juridique.

Nous posons ensuite la fondation décrite plus haut, puis nous migrons par lots, en commençant par ce qui est le moins critique, avec une bascule planifiée et une procédure de retour arrière préparée. Notre article sur la migration sans couper l'activité décrit cette mécanique en détail. Nous documentons les droits, les sauvegardes et les procédures de redémarrage, puis nous assurons soit une maintenance cloud régulière, soit un transfert de compétences à votre équipe.

Nos missions Azure se facturent 1000 HT / jour, à distance, pour des clients de toute la France et de Suisse, avec le même montant hors taxes en euros et en francs. Les postes de travail et les imprimantes restent du ressort de l'infogérance de proximité, dans le Bassin Genevois.

Si vous ne savez pas si votre entreprise possède réellement un abonnement Azure ou seulement Microsoft 365, écrivez-nous. Nous regardons ensemble ce qui est facturé, qui détient les droits d'administration, et si un accès d'administration est encore ouvert sur Internet.

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