Une fiduciaire nous appelle six mois après avoir changé de bureaux. Le courrier suit, les clients historiques ont l'information, mais les nouveaux appellent encore l'ancienne ligne et se présentent parfois à l'ancienne adresse. Nous faisons l'exercice devant le gérant : nous tapons le nom de la société dans Google, puis son ancien numéro entre guillemets. En vingt minutes, nous trouvons l'ancienne adresse sur un annuaire professionnel, sur une plateforme d'avis, dans une page de partenaire, sur un réseau social oublié, et dans les mentions légales du site, que personne n'avait pensé à modifier.
Ce désordre porte un nom dans le métier : l'incohérence du NAP, pour nom, adresse et téléphone. Ce n'est pas une subtilité d'expert. C'est de l'hygiène de données, et elle relève autant de la direction que du prestataire technique, parce qu'une bonne partie des accès concernés se trouvent dans les mains du dirigeant. Notre forfait référencement à **500 HT**, même chiffre en euros et en francs, couvre le site et sa configuration. Le relevé des écarts, nous le faisons pour vous. Les corrections chez des tiers nécessitent vos identifiants ou votre signature.
Ce que Google fait des coordonnées trouvées ailleurs que sur votre site
Google ne se contente pas de lire votre site. Il rapproche ce qu'il y trouve de ce que disent les annuaires, les réseaux sociaux, les plateformes de réservation et les sites de vos partenaires. Quand toutes ces sources concordent, le moteur considère l'information comme fiable et l'affiche sans hésiter. Quand elles se contredisent, il choisit, et il ne choisit pas toujours votre version : nous voyons régulièrement un panneau de résultats afficher le numéro repris d'un annuaire plutôt que celui du site.
Il existe un moyen de rendre votre version explicite : les données structurées. Il s'agit d'un bloc de code invisible pour le visiteur, au format JSON-LD, qui déclare le nom de l'entreprise, son adresse, son téléphone et son site selon le vocabulaire schema.org. Ce bloc ne garantit aucun affichage, mais il supprime toute ambiguïté sur ce que vous affirmez être. Nous le posons sur les sites que nous produisons, et nous vérifions qu'il correspond au pied de page plutôt que de le contredire, ce qui arrive quand une extension a été configurée une fois puis oubliée.
À l'inverse, la course aux inscriptions dans des dizaines d'annuaires n'apporte rien par elle-même. Le mécanisme utile est la concordance, pas le nombre. Être présent dans cinq endroits avec la même information vaut mieux qu'être présent dans quarante avec cinq variantes.
L'inventaire : recenser les endroits où vos coordonnées vivent sans vous
La première étape est un relevé, et elle ne demande aucun outil payant. Nous cherchons le nom exact de l'entreprise, puis chaque ancien numéro et chaque ancienne rue entre guillemets, ce qui fait remonter les pages qui les mentionnent encore. Nous parcourons ensuite les endroits qui échappent presque toujours à la mise à jour.
- Les annuaires généralistes et les annuaires de votre profession, y compris ceux d'un ordre ou d'un syndicat, où l'inscription date parfois de la création de l'entreprise.
- Les plateformes d'avis et de réservation, qui republient vos coordonnées et créent parfois une fiche sans vous le demander.
- Les réseaux sociaux, avec une attention particulière aux pages secondaires créées par un ancien salarié pour une campagne ponctuelle.
- Les sites de vos fournisseurs et partenaires, qui vous listent dans une page de revendeurs ou de références, souvent sans processus de mise à jour.
- Vos propres documents : signature de messagerie de chaque collaborateur, modèles de devis et de factures, plaquettes en PDF, cartes de visite, marquage des véhicules.
- Les mentions légales du site, dont le contenu est souvent recopié d'un ancien modèle. Nous les traitons dans la checklist des mentions légales avant mise en ligne.

Ce relevé produit une liste finie, généralement entre cinq et vingt entrées pour une PME. Elle se traite en une demi-journée quand les accès existent, et en plusieurs semaines quand il faut retrouver des identifiants perdus.
La façon d'écrire les coordonnées pour qu'elles restent identiques
Une fois la liste établie, il faut une version de référence, écrite une seule fois et recopiée telle quelle. Nous fixons cinq éléments.
- La raison sociale exacte, celle du registre du commerce, sans slogan ni nom de ville ajoutés. Une enseigne commerciale différente peut être mentionnée, mais jamais mélangée au nom légal.
- L'adresse dans un ordre constant : numéro, rue, code postal, commune. Les abréviations et les compléments comme un numéro de bâtiment doivent être écrits de la même manière partout.
- Un seul numéro principal, au format international, qui commence par
+33en France et par+41en Suisse. Ce format évite qu'un lecteur d'un pays compose un numéro écrit dans la convention de l'autre, et il est reconnu partout. - Une adresse de messagerie générique de type contact, et non la boîte nominative d'une personne qui peut quitter l'entreprise.
- L'adresse du site dans sa version canonique, en HTTPS et avec la barre oblique finale, sans variante avec ou sans
wwwselon les supports.
Ce dernier point concerne particulièrement les entreprises actives des deux côtés de la frontière, où deux lignes téléphoniques coexistent parfois. Nous conseillons alors de désigner un numéro principal par pays et de ne jamais les intervertir selon le support, question que nous abordons dans travailler avec un prestataire franco-suisse.
Un déménagement ou un changement de numéro se conduit dans un ordre précis
L'erreur la plus fréquente consiste à corriger le site en premier et à s'arrêter là. Nous procédons dans l'autre sens, en commençant par ce que Google affiche.
Nous modifions d'abord l'adresse sur la fiche d'établissement existante, sans en créer une nouvelle, pour la raison expliquée dans tenir sa fiche Google à jour. Nous mettons ensuite à jour le site : pied de page, page de contact, mentions légales et données structurées, dans la même passe. Nous traitons alors les annuaires et les plateformes, en priorisant ceux qui apparaissent dans les premiers résultats sur le nom de l'entreprise. Nous demandons enfin à vos partenaires de corriger leur page, ce qui suppose un message écrit et un rappel un mois plus tard.
Deux précautions limitent les pertes pendant la transition. L'ancien numéro doit rester en renvoi vers le nouveau pendant plusieurs mois, car les documents imprimés circulent longtemps. Et un contrôle doit être refait quelques semaines après, en reprenant les mêmes recherches entre guillemets, pour vérifier que rien n'a été oublié ni republié entre-temps.
Notre méthode de mise à plat des coordonnées
Nous remettons un tableau à trois colonnes : le support, ce qu'il affiche aujourd'hui, ce qu'il doit afficher. Nous indiquons pour chaque ligne qui peut agir, car certaines corrections exigent un accès dont nous ne disposons pas. Nous traitons nous-mêmes tout ce qui touche au site et à ses données structurées, puis nous vous accompagnons sur les fiches tierces. Sur une création de site à partir de 900 HT, cette mise à plat se fait avant la mise en ligne, ce qui évite de propager une incohérence supplémentaire.
Ce travail n'est pas spectaculaire et il ne produit aucune courbe impressionnante. Il évite simplement qu'un client décidé à vous appeler tombe sur une ligne morte. Il se combine avec l'arbitrage de zone que nous décrivons dans référencement local ou national, puisque des coordonnées justes ne servent que si les bonnes pages existent.
Si Google affiche encore un ancien numéro ou une adresse que vous avez quittée, envoyez-nous les captures d'écran de ce que vous voyez. Nous vous rendons la liste des écarts et l'ordre dans lequel les traiter.