« On veut un site. » La deuxième phrase de l'entretien porte presque toujours sur le nombre de pages, et elle arrive souvent sous une forme déjà orientée : un confrère a annoncé quarante pages pour le référencement, ou un précédent devis en promettait quatre-vingts. Nous posons alors la question dans l'autre sens. Combien de pages saurez-vous tenir à jour dans deux ans, et laquelle de ces pages répond à une question que vos clients posent réellement ?
Le nombre de pages n'est ni un indicateur de qualité, ni un levier de référencement en soi. Une création WordPress démarre à 900 HT et couvre le socle : le modèle graphique, la personnalisation à votre identité et les mentions obligatoires. Chaque page supplémentaire est à 90 HT dans le cadre du contrat de création, 130 HT si elle est demandée hors de ce contrat, et 100 HT si votre site est déjà sous contrat de maintenance. Nous livrons à distance dans toute la France et toute la Suisse, avec le même montant hors taxes en euros et en francs.
Pourquoi quarante pages vides ne valent pas trois pages vraies
Un moteur de recherche évalue des pages, pas un total. Une page qui répète le contenu de sa voisine avec un autre titre ne crée aucune visibilité supplémentaire : elle entre en concurrence avec sa voisine sur les mêmes requêtes, et le moteur choisit lui-même laquelle afficher, souvent sans vous consulter. Ce phénomène explique une bonne partie des sites bien construits mais invisibles, situation que nous détaillons dans votre site est en ligne, personne ne vous trouve.
Une page mérite d'exister quand elle réunit trois conditions. Elle répond à une intention précise, formulée comme un client la formulerait. Elle contient une information que vous seul pouvez écrire, parce qu'elle vient de votre expérience, de vos réalisations ou de vos contraintes de métier. Elle possède enfin un objectif clair : demander un devis, prendre rendez-vous, télécharger un document ou appeler. Si une page échoue à l'un de ces trois tests, elle affaiblit l'ensemble au lieu de le renforcer.
Le socle qui suffit à la très grande majorité des vitrines
Dans les faits, un site professionnel efficace se construit autour d'un noyau restreint et solide.
- L'accueil dit en quelques secondes ce que vous faites, pour qui, et où vous intervenez. C'est la page la plus lue et la plus souvent négligée.
- La page d'offre décrit une prestation concrètement, avec ce qu'elle comprend, ce qu'elle ne comprend pas et la façon dont vous travaillez. Deux ou trois pages d'offre se justifient si les prestations s'adressent à des publics différents ; elles se nuisent si elles répètent le même argumentaire.
- La page de preuve, sous forme de réalisations, d'exemples ou de témoignages, répond à la seule question qui reste après la lecture de l'offre : est-ce que ces gens l'ont déjà fait.
- La page à propos existe pour la confiance. Un nom, un visage, une adresse et un statut juridique valent tous les superlatifs.
- La page de contact doit fonctionner, être atteignable depuis chaque écran, et proposer plusieurs moyens d'entrer en relation.
- Les mentions légales et la politique de cookies ne sont pas facultatives, et nous en donnons la liste de contrôle dans mentions légales et mise en ligne.
Ce socle se dimensionne différemment selon la structure. Un artisan seul ou un cabinet de deux personnes vivent très bien avec cinq à six pages, à condition qu'elles soient bien écrites. Une PME de trente salariés qui adresse plusieurs marchés a besoin d'une page par offre réellement distincte, ce qui amène généralement entre dix et quinze pages. Au-delà, la question n'est plus le site mais l'organisation éditoriale.

Pages métier et pages géographiques : le test à appliquer
Les pages dédiées à un métier ou à une commune ont un intérêt réel, mais elles reposent sur une condition simple : vous devez travailler véritablement pour ce métier ou dans cette zone, et la page doit contenir un élément propre à ce contexte. Une page qui décline le même paragraphe en remplaçant le nom de la ville se remarque immédiatement, autant par vos visiteurs que par le moteur. Nous expliquons cet arbitrage dans SEO local ou national.
Le complément indispensable de ces pages ne se trouve pas sur votre site : il se trouve dans la cohérence de vos coordonnées sur les annuaires et dans votre fiche d'établissement. Nous traitons ce point dans la cohérence des coordonnées et dans la fiche Google. Une entreprise mono-implantation gagne souvent davantage à soigner sa fiche qu'à créer six pages de villes.
Le coût que le devis ne montre pas : celui de tenir les pages à jour
Créer une page représente une dépense unique. La maintenir représente une charge permanente, et c'est cette charge qui décide du bon nombre de pages. Chaque page contient des informations qui vieillissent : un tarif, un délai, un nom de collaborateur, une certification, une photo de matériel qui n'existe plus. Un site de quarante pages contient quarante occasions de vous contredire.
Le contrat de maintenance à 500 HT / an couvre les mises à jour techniques, les sauvegardes, la surveillance et une heure de modification de contenu par trimestre. Cette heure suffit pour publier une actualité ou corriger une page, mais elle ne finance pas la réécriture de dix fiches. La conclusion est pragmatique : mieux vaut ouvrir le site avec un nombre de pages que vous maîtrisez, puis en ajouter à mesure que le contenu existe réellement.
La même logique s'applique au blog. Une rubrique d'actualités apporte de la visibilité lorsqu'elle est alimentée, et elle nuit à votre crédibilité lorsque le dernier article date de trois ans. Nous conseillons de ne l'ouvrir que lorsque quelqu'un dans l'entreprise a accepté d'écrire, ou lorsque la rédaction est confiée dans le cadre d'une prestation de référencement à 500 HT.
Le cas particulier de la boutique et des fonctions métier
Un catalogue en ligne ne relève pas du décompte de pages d'une vitrine, parce que les fiches produits sont générées et que la charge se déplace vers les paiements, les stocks et les livraisons. Ce chiffrage se fait séparément, après cadrage, et nous comparons les deux approches dans WooCommerce ou Shopify.
De la même manière, un espace client, un portail de suivi ou un configurateur ne se comptent pas en pages. Il s'agit d'écrans applicatifs, avec une logique de gestion et des droits d'accès, et nous expliquons où placer la limite dans WordPress ou développement sur mesure.
Notre méthode pour arrêter l'arborescence avant le devis
Nous consacrons un premier échange à l'arborescence, avant tout travail graphique. Nous notons les questions que vos clients vous posent au téléphone, parce que chacune correspond souvent à une page. Nous vérifions ensuite qui, dans votre entreprise, fournira le texte de chaque page et à quelle date. Une page sans rédacteur identifié ne rentre pas dans le devis, elle rentre dans une seconde étape.
Nous distinguons enfin les pages du lancement et celles de la phase suivante, puis nous chiffrons les deux séparément afin que vous décidiez en connaissance de cause. Cette méthode évite l'effet le plus fréquent des gros devis : un site livré avec une moitié de pages remplies d'un texte provisoire que personne ne remplacera.
Ce qu'il faut retenir
Le bon nombre de pages est celui que vous pouvez remplir avec du contenu réel et maintenir à jour sans y penser. Commencez par le socle, ajoutez une page seulement quand elle répond à une question précise, et refusez le décompte de pages présenté comme un argument de référencement.
Si l'on vous a vendu un site de quatre-vingts pages sans jamais parler de qui écrirait ces pages, envoyez-nous le devis et l'adresse du site. Nous vous proposerons une arborescence proportionnée à ce que vous pouvez réellement tenir.